Deux Filles de Jésus aux JMJ de Madrid
Noëlda Haïtienne et Nathalie Française reviennent enthousiasmées de leur participation aux JMJ et nous partagent ce qui les a le plus marqué.
Noëlda 35 ans, étudiante, déléguée par ses collègues et la direction de l’ESI (Ecole des Sciences infirmières) de L’UNDH (Université Notre Dame d’Haïti),
a fait partie de la délégation haïtienne pour vivre cet évènement de l’Eglise.
« Ce fut une expérience très riche. Elle m’a permis de vivre le charisme de la congrégation dans la proximité avec les jeunes.
Ce temps a été pour moi une occasion de donner une autre image de vie religieuse aux jeunes haïtiens qui étaient présents. Puisque chez nous en Haïti la sœur qui ne porte pas le costume religieux comprenant le voile, « n’est pas une vraie religieuse ».
J’ai eu la chance dans des moments de partage, de permettre aux jeunes de découvrir, à travers ma manière d’être, que l’essentiel de la vie religieuse n’est pas dans le costume, mais dans la relation avec Celui qui nous appelle à sa suite.
Ce temps a été pour moi l’occasion de me faire connaître par la pastorale des jeunes, comme Fille de Jésus haïtienne. Notre petit nombre, notre pauvreté en vocation rendent difficile une réelle connaissance de la présence de la congrégation dans le pays.
Mais, malgré notre petit nombre nous croyons que notre charisme peut s’enraciner dans notre pays.
Je suis heureuse d’avoir pu lancer cette invitation à quelques jeunes filles, comme Jésus aux premiers disciples « venez et voyez ».
« Ensemble nous avons expérimenté la grandeur du Christ qui nous réunit dans ce grand évènement de l’Eglise à travers nos différences de couleurs, de races, d’ethnies, langue et culture ».
Nathalie 35 ans accompagnatrice d’une délégation de Bretagne.
« A travers tout le vécu , j’ai été émerveillée par l’accueil et la disponibilité des familles, des communautés chrétiennes, que ce soit dans le diocèse de Vigo et à Madrid. Nous avons concrètement expérimenté ce que signifient l’hospitalité et la fraternité!
J’ai par ailleurs vécu ma place de religieuse auprès des jeunes sous l’ère de la rencontre.
Parce que la rencontre nécessite d’ouvrir son espace intérieur pour se rendre présent à l’autre, elle m’a conduit à la joie, une joie toute simple et réelle d’avoir pu, au cours des échanges, rejoindre les jeunes dans la particularité de leur histoire.
A travers les partages, j’ai été témoin de la soif de Dieu qui les habite, de leur désir de mener leur existence en cohérence avec leur foi.
Pour certains ont surgi les questions fondamentales :
quelle est la volonté du Seigneur pour moi ?
Comment connaître et discerner son projet d’amour ?
Quel sens donner à ma vie ?
Comment affermir ma foi ?
Quel chemin prendre pour mes études, mon travail, ma vocation chrétienne ?
Benoît XVI nous l’a rappelé, celui qui cherche à faire la volonté du Père apprend à demeurer dans le Christ, à être enraciné en lui et à mettre la Parole en pratique.
Vivre les JMJ dans une ambiance festive marquée par l’internationalité,
prier et chanter en Eglise universelle,
être témoin de la vitalité qui anime les jeunes dans leur existence chrétienne,
tout cela a nourri ma foi et mon espérance pour aujourd’hui et pour l’avenir ».







